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en forêt de Compiègne

description de mes randonnées en forêt de Compiègne. Environ 700km de randos et 15000 photos pour montrer cette forêt magnifique et ses particularités: les lieux atypiques comme la Grotte des Ramoneurs, les étangs, les 313 carrefours nommés, des villages et hameaux ...

le mémorial de l'Armistice

Le mémorial de l'Armistice est situé au Nord dans la forêt de Compiègne. Lieu très riche en souvenir et chargé d'émotion.

C'est dans la clairière de Rethondes que fut signé, le 11 Novembre 1918, l'Armistice pour la Première Guerre Mondiale. Mais ne pas oublier que la Victoire des Alliés fut d'abord militaire. 2018 marque le centenaire de la fin de la Grande Guerre.

Le musée souvenir vient d'être restauré (été 2018). Le wagon original n'existe plus (détruit en 1940).

Des scénographies, des photos 3D d'époque, très réalistes (comme si on y était), des objets militaires et l'intérieur du wagon recomposé à l'identique, sont à voir et à entendre.

Photos de l'intérieur du musée publiées avec l'accord du responsable de ce musée.

d'après René Mouton (la forêt de Compiègne de A à Z, édition A+B et http://foretdecompiegne.free.fr/sommairebis.html )

L'ARMISTICE DE COMPIEGNE
Vérités et erreurs (1973)

Cinquante-cinq ans ! C'était hier... et pourtant ! Le 11 Novembre 1918, l'armistice qui mit fin à la Grande Gerre était signé sur le territoire de la ville de Compiègne, en forêt, sous une futaie, à 150 mètres du carrefour du Francport ; lui-même étant situé à 500 mètres du pont sur l'Aisne donnant accès au village de ce nom, dépendant de la commune de Choisy-au-Bac.

L'ERREUR DES MAL INFORMÉS

C'était « l'Armistice de Compiègne », et non l'Armistice de Rethondes comme disent encore les mal informés. Dans quelques jours, les journaux, la radio, la télévision, vont en parler, plus ou moins (car pour eux, c'est une vieille histoire, peu intéressante !) et, comme toujours, il sera dit ou écrit beaucoup d'erreurs. On va encore redire le « carrefour de Rethondes », l'« Armistice de Rethondes », alors qu'il n'y a jamais eu de carrefour de ce nom en forêt de Compiègne et que le village de Rethondes se situe sur l'autre rive de la rivière, bien en amont, à plus de trois kilomètres du lieu historique, par le chemin le plus court. Depuis des années, nous avons étudié, avec la plus grande minutie, tout ce qui concernait cet évènement historique. Le Général Weygand, à plusieurs reprises, nous a écrit avec la plus extrême gentillesse pour nous préciser ou nous confirmer certains détails.

EMPLACEMENT DU LIEU DE L' ARMISTICE

L'armistice n'a donc pas été signé ni dans une clairière, ni à un carrefour mais sous les arbres, sur un épi de tir constitué par une voie ferrée partant, à 1500 m. de la gare, dénommée « Rethondes » par la Compagnie du Chemin de Fer du Nord, située elle aussi sur le territoire de la ville de Compiègne. Il faut savoir qu'à l'époque de la création de la ligne Compiègne-Villers-Cotterêts, l'embranchement ferré vers Soissons n'existait pas et que le premier village, desservi par la nouvelle gare était Rethondes (à 2 kms 500 en parcourant le territoire de Compiègne et de Trosly). Plus tard, sur la ligne de Soissons, l'on établit une gare de voyageurs, sur le territoire de Trosly, à 400 m. du pont donnant accès au village de Rethondes. Et nous voilà ainsi bien loin du lieu de l'Armistice ! - Revenons-y. L'épi de tir établi dans la forêt, marécageuse en ce lieu, se terminait par quatre voies en éventail (que nous avons retrouvées repiquées sur une carte allemande de juin 1918), sur lesquelles étaient, quelques mois plus tôt, quatre pièces d'A.L.G.P. (Artillerie Lourde à Longue Portée), de 380 mm. qui tiraient sur les arrières de l'ennemi depuis 1914 à hauteur de Ribécourt, Tracy-le Mont.

LA SIGNATURE

C'est sur les deux épis Ouest, à 150 m. du carrefour du Francport, que se garèrent les deux trains, qui arrivèrent à reculons ; celui du Maréchal Foch, le 7 au soir, dans l'obscurité ; celui des plénipotentiaires allemands, le 8 à 7 heures du matin, dans la nuit et sous la pluie. Un caillebotis de bois, reliant les deux trains, permettait aux allemands de gagner, sous les arbres, le wagon-bureau de négociation sans risque de s'enfoncer dans le sol mouillé et gras. Un détail peu connu : le wagon-salon des allemands était aux armes de l'Impératrice Eugénie. C'était l'ancien train de Napoléon III, leur vaincu de 1870. Pendant la négociation, les délégués ennemis ont vécu uniquement dans leur train, se dégourdissant les jambes à proximité. « Ils n'avait aucune envie de se montrer ». Les plénipotentiaires allemands n'ont donc jamais, comme on l'a prétendu et comme certains le prétendent encore, été prendre leurs repas et coucher au château du Francport, à 600 m. de là, sur l'autre rive de l'Aisne.

UN LIEU SECRET

Mieux qu'en son quartier général de Senlis, le généralissime des armées alliées avait choisi le calme de la forêt de Compiègne pour assurer le secret de la rencontre.

LA CONVENTION D'ARMISTICE

(qui, chose exceptionnelle, porte seulement la date, sans aucune indication du lieu de signature) - fut signée le 11 novembre, à 5 h.10 du matin. Le général Weygand data de 5 h. pour que le « Cessez-le-feu » ait lieu à 11 h. juste. On a prétendu qu'aussitôt la signature le Maréchal Foch était allé « rendre grâce à Dieu » en l'église de Rethondes. La date était inexacte : le général Weygand nous a confirmé que « le Maréchal Foch y alla entendre la messe le dimanche 10, veille de l'Armistice, et que le 11, aussitôt la signature, il se rendit en auto directement à Paris, en quittant son train, pour porter à M. Clemenceau, le texte de la Convention signée par les plénipotentiaires ».

L'AMENAGEMENT DE LA CLAIRIERE

Le 31 mai 1922, le journal « le matin » publiait une lettre de M. Fournier-Sarlovèze, maire de Compiègne, annonçant qu'un comité était constitué pour l'érection d'un monument commémoratif, sur le territoire de la ville, à l'emplacement de la signature de l'Armistice. A cet emplacement envahi par la végétation et les ronces, se trouvaient toujours les voies de chemin de fer. On y a créé une immence clairière circulaire reliée au carrefour du Francport par une large voie triomphale, longue de 170 mètres. Deux dalles de granit, indiquent l'emplacement du wagon de Foch et du wagon du train des Allemands. Entre les deux, une immense dalle rappelle la date immortelle qui mit fin à la plus grande des guerres.

UNE MYSTIFICATION QUI A TROP DUREE

Il avait été convenu que « Le Matin » prendrait l'initiative d'une souscription pour l'érection d'un monument « A la gloire des soldats français de 1914-1918 ». Le maître-ferronnier Edgard Brandt, alsacien d'origine, fut chargé de sa réalisation. Il fut érigé au carrefour du Francport, devant l'allée triomphale. Mais là, il y eut par la suite une véritable escroquerie morale. Le journal « Le Matin » exigea - et on l'accepta - que l'on appelle cette oeuvre Monument du Matin. Toute la littérature, guides, cartes postales, vendus à la clairière mentionna exclusivement ce nom ; et cela dura jusqu'à la dernière guerre. Et pourtant le monument porte bien cette inscription en lettres d'or : AUX HEROIQUES SOLDATS DE FRANCE DEFENSEURS DE LA PATRIE ET DU DROIT GLORIEUX LIBERATEURS DE L'ALSACE ET DE LA LORRAINE

C'est le seul monument érigé en France en l'honneur de tous les combattants français de la Grande Guerre. Le tombeau du Soldat Inconnu, à l'Etoile, honorant seulement les tués. Il aurait fallu, après la dernière guerre, « rendre à César, ce qui est à César », car ce sont les « vainqueurs » et les « libérateurs » que l'on devrait honorer. Eh bien, non ! Il est pénible de constater que depuis la dernière guerre les « officiels » ont encore outragement frustré les soldats de l'armée française de 1914-1918, en appelant leur monument - Dieu ne sait pourquoi - monument « des Alsaciens-Lorrains » ! Nom ridicule par son inexactitude. Ces derniers des provinces retrouvées, que nous aimons particulièrement, ne sont pour rien dans cette histoire, si ce n'est d'avoir été libérés par ces soldats et avoir offert le grès rose de la stèle. Or, aucun chef ou représentant des nombreux gouvernements qui se sont succédés ne s'est jamais intéressé particulièrement à cet unique monument des combattants de la Grande Guerre, parce qu'il a toujours été présenté sous un nom fantaisiste : « Matin » puis « Alsaciens-Lorrains ». Les combattants intéressés se sont toujours révoltés, en leur for intérieur, contre cette humiliante tromperie morale. Il en est résulté l'impression que les officiels les méprisaient. Foch a gagné la guerre, c'est entendu ; mais les soldats de Pétain y sont tout de même pour quelque chose ! Ce parti-pris est donc regrettable. On peut remarquer que l'on ne voit jamais, sur les programmes des cérémonies, apparaître la désignation véridique de ce monument, malgré les efforts fait, il y a une douzaine d'années, par le Syndicat d'Initiative pour rétablir la vérité et les articles de presse protestataires. Mais les organisateurs sont « indécrottables », et il y a gros à parier (sauf revirement inattendu) que l'on verra encore, dans quelques jours, figurer sur le programme officiel des cérémonies du 11 Novembre, l'invraisemblable appellation : Monument des Alsaciens-Lorrains ! On se demande pourquoi, car tout le monde sait lire ; même les édiles !

DEPUIS L'INAUGURATION

Revenons à l'aménagement de la clairière. Tout cet ensemble fut inauguré le 11 Novembre 1922, au cours d'une grandiose cérémonie, par M. Mitterand, président de la République, devant les grands chefs de guerre français et alliés et les représentants de la plupart des nations. En 1927, on y amena, par rail, le wagon historique de la signature. Un peu plus tard, on y a érigé, sur un socle élevé, la statue du Maréchal Foch, généralissime des armées alliées. En 1940, après la signature, sur ces mêmes lieux, de l'armistice qui mit fin à la « drôle de guerre », les Allemands rasèrent la clairière et le carrefour, mais respectèrent la statue du Maréchal. Ils emmenèrent en Allemagne le wagon et les pierres. Lors de l'invasion de l'Allemagne on retrouva les pierres et l'on put reconstituer exactement la clairière et le carrefour. Seul, le wagon avait été détruit par des SS. On le remplaça par un wagon exactement identique, amené par la route, et abrité dans un nouveau bâtiment-musée. Mais les français, et même les étrangers, n'oublient pas car, depuis, la Clairière de l'Armistice, bat, chaque année, le record des visites. (1973). André L. DUMONT

voir aussi: clairière de l'Armistice et le wagon de Rethondes.

J'y suis passé en randonnée en venant du Mont Collet et je suis venu le visiter quand le musée fut rouvert au public.

voir aussi les lieux atypiques en forêt de Compiègne.

pour les cartes:  © IGN - 2018

le mémorial de l'Armistice
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